BLURAY : THE ART OF THE STEAL de Jonathan Sobol

 
Mis à part une sortie technique dans les salles américaines (une semaine à l'affiche en mars dernier, et 60 000$ de recettes !), "The art of the steal" sort directement en vidéo et vod partout dans le monde. Il est annoncé pour la mi-octobre en France, mais est déjà disponible en Allemagne, pour une poignée d'euros.
Je suis fan de Kurt Russell depuis  la grande époque de sa collaboration avec John Carpenter; le duo a quand même donné quelques grands films qui ont marqué les ados cinéphiles des années 80, et même si le Kurt n'a pas tourné que des chefs d’œuvre par la suite, sa carrière mérite un bon coup d’œil : "Un été pourri", "Tango & Cash", "Backdraft", "Tombstone", "Breakdown", "Destination Graceland", "Poseïdon" sont de métrages de bonnes qualités ou il paye de sa personne, et dont il n'a pas à rougir...Pas mal pour un ex enfant-star des studios Disney!
En semi-retraite depuis "Boulevard de la mort" en 2007, il revient tout doucement sur le devant de la scène 4 ans plus tard, pour un second rôle dans le drame sportif "Touchback", puis cette année dans ce "The art of the steal" de bonne facture. La donne risque de changer radicalement l'année prochaine, car les 3 films qu'il a sur le feu sont d'un tout autre acabit et laissent augurer du meilleur :
  • Fast & Furious 7 de James Wan : vu les cartons financiers des précédents volets, ce film risque bien d'être le plus gros succès de sa carrière. Son rôle est encore inconnu, mais il ne devrait pas faire mauvaise figure face à Vin Diesel et Paul Walker (R.I.P. !).
  • Bone Tomahawk de Craig Zahler : un western horrifique dans la lignée de "Vorace" ou il sera à la tête d'une bande de cow-boys à la recherche d'une caverne infestée de cannibales !
  • The Hatefull Eight de Tarantino : le nouveau western de QT, qui aligne une sacrée liste de belles trognes : James Remar, Michael Madsen, Tim Roth, Bruce Dern, et l'obligatoire Samuel L. Jackson !
Kurt est donc de retour, et ça fait du bien !

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Dans "The art of the steal", il incarne Crunch Calhoun, leader d'une bande de voleurs spécialisés dans les œuvres d'art et qui vient de passer 7 ans dans une prison polonaise après avoir été balancé par un des membres de son équipe, son demi-frère Nicky. Lassé de devoir survivre en jouant les casses-cous à moto dans des spectacles de foire, Crunch décide de revenir aux affaires pour un dernier coup : dérober le deuxième livre imprimé par Guttenberg, L'évangile de Jacques. Il reforme son ancienne équipe, demi-frère inclus.
Le scénario ne brille pas par sa folle originalité (combien de films ont déjà été tourné sur le thème du dernier casse ?!?!), mais contient assez de rebondissements pour en faire un honnête divertissement; le ton du film est léger, très proche, dans l'esprit, de la trilogie "Ocean's..." du duo Soderbergh/Clooney. Jonathan Sobol souhaite ouvertement que son film soit dans la même lignée, et en réutilise plusieurs idées de scénario (la dynamique entre les personnages principaux, la team de voleurs ou chacun à sa spécialité, l'arnaqueur arnaqué) et d'effets de style (musique très marquée easy-listening 70's incluse). Le réalisateur mise énormément, et à juste titre, sur le travail du directeur de la photographie Adam Swica (un fidèle collaborateur de George A. Romero) qui fournie ici une image très classieuse, et sur le talent de ses deux principaux interprètes pour insuffler de l'énergie dans son métrage; bien lui en a pris, car ils font le job  : Kurt dégaine à nouveau ses sourires en coin et son assurance sympathique et Matt Dillon joue le jeu en frangin perfide. Les second rôles, Jay Baruchel et Jason Jones en têtes, ont plusieurs bonnes scènes de comédie à jouer, et Terence Stamp déploie son flegme "so british" de belle manière.
Tout ce petit monde ne se prend pas au sérieux mais s'investit suffisamment pour délivrer un très agréable métrage qui ne souhaite nullement révolutionner le genre du film de braquage, et qui ne pète pas plus haut que ses fesses.
Le bluray allemand édité par Sony (avec vf et vost-fr) est de belle qualité : une image très pointue et une belle dynamique sonore en Dts 5.1. Les bonus sont honorables : un commentaire audio du réalisateur et du producteur, un making of d'environ 30 mns, et un module sur le flashback du vol de La Joconde. Des suppléments basiques mais amplement suffisant.

La bande annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=pFNDfxsEykY

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